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BMW R1250 R
Dernière mise à jour
26/01/2026
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PAYS BASQUE 2003
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NOUVELLE AQUITAINE
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Chaque région est unique mais j'en connais peu qui soient aussi
attachées à ses traditions et à sa langue. L'origine
du peuple basque et de sa langue n'a pas été clairement établie : on parle
de migrations asiatiques et d'une culture antérieure à la diffusion des
langues indo-européennes... Les anthropologues ont montré qu'on pouvait
également distinguer les peuples aux rites qui entourent certains
événements, comme la couvade à la naissance d'un enfant. A l'époque
médiévale, avant l'accouchement, le futur père pouvait s'aliter pour
simuler un accouchement. A notre époque, il semble que la couvade, qui
prend d'autres formes, soit la manifestation réelle d'un syndrome
masculin qui se traite sur le divan des psychanalystes. Géographiquement, le
pays basque, c'est 7 provinces qui s'étendent de part et d'autres des
Pyrénées et le long du golfe de Gascogne. La côte est belle et variée,
alternant plages de sable et rochers découpés tandis que la montagne
passe progressivement de 2500 mètres à l'est, à des collines peu élevées
à l'ouest.
Comme dans de nombreuses régions touristiques, les routes côtières sont
"blindées" en été et mieux vaut les faire hors-saison, en février par
exemple, à condition que la météo soit clémente, ce qui est malgré tout
assez souvent le cas dans cette région. Sinon, les routes de
l'intérieur, surtout celles entre Saint-Jean-Pied-de-Port et le Béarn ou
encore celles de la "Province" espagnole de Navarre, sont superbes et
sinueuses. Mais on ne peut pas traverser ce pays le "nez dans la bulle".
Ca serait faire l'impasse sur les superbes villages avec leurs maisons
"labourdines" si typiques, leurs frontons de pelotes et leurs trinquets
ou encore leurs églises avec leurs étonnants clochers en forme de
calvaire. Nous avions fait ce voyage en février et il faut bien dire que
malgré la latitude, nous n'avions pas eu très chaud. En revanche si les
sommets étaient neigeux, la plupart des cols étaient ouverts, avec
malgré tout des passages verglacés qui faisaient dire aux autochtones
que les parigots étaient décidément des gens bizarres. Mais bon, quand
on connaît le plaisir de monter des cols en plein soleil, sur des routes
sèches bordées de congères, ça n'est pas une plaque de verglas qui
peut... nous arrêter. C'est le cas de le dire ;-)
Ci-dessous, quatre itinéraires mais nous avions également consacré deux
journées à visiter Saint-Jean-de-Luz (faire la corniche), Biarritz et
Bayonne.
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Vallée des Aldudes |

Maison basque de la Bastide-Clairence |
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Cette balade est centrée sur la découverte des vieux
villages basques, avec quand même, plaisir de la moto oblige, entre
chaque village, des routes et des paysages magnifiques.
Pour commencer, un mot sur Ainhoa, notre port d'attache. Ce village
frontalier est formé d'une seule rue principale
bordée de maison basques très anciennes. L'hôtel Oppoca se trouve juste
en face du fronton.
Sare et Ascain sont de jolis villages à partir desquels des GR partent
pour la Rhune, la grande fierté des basques. On peut l'escalader à pied
ou en prenant un petit train à crémaillère. A l'époque où j'étais
affûté, j'avais fait la course de montagne (course à pied) "Ascain -
Sommet de la Rhune" au plus court. Un truc de "ouf" où les basques,
habitués à la montagne et connaissant parfaitement les chemins, nous
mettaient des boulevards considérables. Boulevards qui s'inversaient dès lors que nous
courions en plaine ;-).
De l'autre côté de la frontière, Bera Vera mérite qu'on s'y arrête. De
retour en France, il faut également visiter la Bastide-Clairence, du
côté des belles grottes d'Isturits-Oxocelhaya. C'est un des plus beaux
villages du Pays basque, avec sa bastide navarraise et ses maisons
traditionnelles mais également en raison d'une église entourée de dalles
funéraires et un peu plus haut, d'un très ancien cimetière juif.
Sur la route de la Bastide, on passe à proximité de Cambo et ça serait
dommage de ne pas visiter Villa Arnaga, la superbe maison-musée d'Edmond
Rostand.
On ne présente pas non plus Saint-Jean-Pied-de-Port, son antique citadelle et
ses ruelles pentues. C'est l'ancienne capitale de Basse-Navarre où se
regroupaient les pélerins de Saint-Jacques venus de toute l'Europe. Du
vieux pont, on a de belles vues sur la Nive bordée de maisons anciennes.
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Hôtel Oppoca à Ainhoa
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Fronton d'Ainhoa
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La Rhune
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Sare
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Eglise de sare
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Cimetière juif de La Bastide-Clairence
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Bera Vera |

Dalles funéraires de l'église de la Bastide-Clairence |
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Ce jour-là, ça
"caillait sec" et avec le froid, l'envie de manger une garbure à Pau,
s'était naturellement imposée. Géné avait fini par comprendre qu'un vrai
pantalon d'hiver pouvait lui changer la vie. Donc, aucune hésitation à
se lancer dans ce long Roadbook de 300 kilomètres vers la ville du
bon roi Henri IV. A l'aller, la route s'élève progressivement. On
remonte dans les Pyrénées. Au retour, nous avions pris les routes
buissonnières du sud à travers la forêt des Arbailles et
les petits cols comme celui de Burdin Olatze.
Au pied du
château de Pau, ce ne sont pas les places de stationnement qui manquent et il y a même un ascenseur
qui permet de monter sur les terrasses, à partir desquelles on peut
rejoindre le quartier ancien avec ses échoppes d'antiquaires et ses
nombreux restaurants. Quand on a froid et faim, tout semble bon mais
honnêtement ce déjeuner nous a laissé un souvenir ému. Foie gras maison
accompagné d'un verre de Jurançon sublime, suivi d'une garbure
béarnaise, qui est une variante de la potée mais avec du canard confit
et pour celle là avec un supplément de foie gras sur tranche de pain
grillé, le tout accompagné d'un Madiran très honnête. Le Jurançon nous
avait tellement emballé qu'en sortant du restaurant j'avais cherché...
en vain d'ailleurs, la propriété du producteur.
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Col de Burdin Olatze
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Du côté de Mauléon
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Petite vieille au bord de la piste |

Château de pau |
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Le versant espagnol du pays basque vaut bien le
versant français et je dirais même que côté paysages et qualité des
routes, je préfère le pays basque espagnol, enfin cette province là du
pays basque, la Navarre. En plus, c'est beaucoup moins urbanisé et la
circulation est quasi inexistante. Il est vrai que nous étions en
février. En 2002, l'Espagne avait déjà commencé sa politique de grands
travaux financés par la Communauté Européenne et la cartographie de mon
GPS, comme celle de mes cartes Michelin n'avait pas eu le temps de
suivre le rythme des travaux, si bien qu'en de nombreux endroits, je
m'étais retrouvé hors roadbook, ce qui pour un "GPSisé", est générateur
d'une angoisse insupportable ;-) Mais en réglant le "bousin" sur le mode
boussole, on s'en sort toujours ;-)
Inutile de dire que ces nouvelles routes sont impeccables : viroleuses,
bien dessinées, bitume lisse mais pas trop : de vraies pistes quoi !
La vallée des Aldudes, en France, est un petit coin du Pays basque à
part. Situé dans un relief de montagnes moyennes, il suit la vallée de
la "Nive des Aldudes" et offre un aspect pastoral plein de charme.
Et puis, pour un admirateur d'Hemingway, comme je le suis, impossible de
ne pas faire une halte touristique à Pampelune. Je n'aime pas la
tauromachie mais Hemingway a tellement décrit Pampelune dans ses romans
que c'est un vrai plaisir d'essayer de retrouver ses impressions de
lecture en flânant dans les quartiers du centre historique ou à
proximité de la "plaza de toros".
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Gené |

Entre Navarre et Basse-Navarre |
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Pampelune |
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ITINERAIRE : PAYS BASQUE ESPAGNOL (290 kms) |
Ainhoa (64)
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Cambo |
D20, D918 |
St-Jean-Pied-de-Port |
D932,
D918 |
Larrau |
D18, D19 (Col Bargargui) |
Escaroz |
D26, NA140 (Port de Larrau) |
Agoitz |
NA140, NA2040, NA172 |
Urroz |
NA150 |
Erro |
NA2330 |
St-Etienne-de-Baïgorry |
N135, N138, D58, D948 |
Ainhoa |
D949,
NA2600, N121B, D20 |
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En février, cette
balade est relativement risquée parce qu'au-delà de
Saint-Jean-Pied-de-Port, après la frontière, on pénètre dans une région
de montagnes déjà plus élevées. Tant qu'on suit les vallées, tout va
bien mais le col Bargargui, sur une route de forêts où les virages à
gauche sont toujours à l'ombre, nous avait fait quelques frayeurs. Au
sommet, belle vue sur la Soule et le massif d'Ossau. En raison des
difficultés dans le col de Bargargui, nous nous attendions à ce que
celui de Larrau soit fermé mais exceptionnellement cette année là, il
était ouvert aux véhicules... équipés de chaînes. En fait seul la partie
finale du col était vraiment problématique, au point que j'avais dû
me... débarrasser de ma passagère dans les derniers kilomètres de la
montée et les premières centaines de mètres de la descente. Des
carabiniers espagnols nous voyant en train de prendre des photos au
sommet, s'étaient arrêtés assez surpris de nous trouver là, pour nous
proposer... de nous prendre en photos !
La route qui va d'Ochagavia à Agoitz, en passant par Aribe est superbe.
Une vraie piste sur laquelle il n'y a personne. 40 kilomètres de bonheur
dans des paysages magnifiques sous un soleil éclatant. Agoitz, où nous
arrêterons pour déjeuner est une ville surprenante : une de ces villes
"champignon", qui a poussé dans la nuit au milieu de nulle part. Sans
âme, sans passé, sans histoire mais qui correspond à un projet
économique précis (barrage hydrauélectrique) et qu'on a créé pour les
besoins de la cause. en tout cas, nous déjeunerons dans un restaurant
ouvrier (attention, on ne sert qu'à partir de 14:30), une spécialité de
poisson dont je me souviens encore.
La remontée vers la France peut se faire par trois routes différentes
mais nous ne résisterons pas au plaisir de refaire la vallée des Aldudes
puis de découvrir le col frontière d'Ispéguy, avant de finir par la
belle vallée de la Bidassoa.
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Col de Larrau |

Col de Bargagui |
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Hôtel restaurant Beti-Jai d'Agoitz |

Ma gourde à moi que j'ai |
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OU
MANGER ? OU DORMIR ? |
Ainhoa |
Hôtel-Restaurant
Oppoca - Bourg - 64250 - Ainhoa
Tél : 05.59.29.90.72 |
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Restaurants |
Celui d'Agoitz (Esp.) et ceux des quartiers
historiques de la ville de Pau |
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